À quand une réelle politique publique environnementale pour Haïti ?



Le changement climatique est réel, ceci au détriment des avis sceptiques, il touche à peu près tous les recoins de notre planète.


Cette année, le phénomène El nino(phénomène climatique caractérisé par une hausse considérable de chaleur, qui apparaît avec rythme d'apparition incertaine, allant de tous les 2 ans à tous les 7 Ans), a déjà annoncé la couleur pour la fin de cette année 2023, selon la prédiction de certains experts au sein de l'organisation météorologique mondiale (l'OMM).


Une vague de chaleur inédite, et des ouragans majeurs caractérisent le passage d'El Nino. Rappelons toutefois que ce phénomène climatique est provoqué par l'action humaine, et son passage nous cause toujours d'énormes dégâts un peu partout sur la planète parce que nous priorisons l'économie au détriment de notre bien-être commun sur la terre.


Indépendamment d'El Nino, même en la présence de "la Nina" sa rivale (caractérisé par un abaissement de température dans les océans, qui ensuite affecte le reste de la planète), "tout par des Océans" le changement climatique continue d'affecter à peu près au même rythme selon certains experts. 


L'été est de plus en plus long  dans certaines parties du monde, en Europe des températures estivales ont été atteintes au début du printemps, faisant des canicules à des dates qu'on n'avait jamais vues par le passé. 

Ce changement climatique, en plein mois d'avril, a obligé au gouvernement espagnol de changer l'horaire des écoles dans certaines parties du pays, question de pouvoir s'adapter aux vagues de chaleur inédites produites par ce phénomène.


L'impact du changement climatique sur le monde.


En Chine (actuelle deuxième puissance économique mondiale), des évènements similaires avaient été produits dans la même période, avec des températures élevées à des niveaux records en plein mois de mai, des régions rizicoles sont en train de subir des périodes de sécheresse qui obligent le gouvernement chinois à déployer bien d'énormes moyens technologiques pour aider les agriculteurs à ne pas perdre la totalité de leurs récoltes.


Au Canada, au moment, en début du mois de juin 2023, on recense plus de 400 foyers de feux allumés dans les forêts canadiennes, emportant des milliers d'hectares de forêts sur leurs passages, affectant du même coup, par des fumées toxiques, la respiration de beaucoup de canadiens, voire même celle de beaucoup de citoyens américains qui se trouvent à des milliers de kilomètres des frontières Canadiennes.


En Afrique, la pauvreté incessante, les troubles politiques par-ci par-là, les guerres tribales, et le combat contre le terrorisme (à la fois au Nigeria et au Sahel)...ne constituent pas des facteurs qui empêchent au continent de subir de plein fouet les phénomènes climatiques. 


Pas plus tard qu'au mois de mai  de cette année 2023, des pluies torrentielles déversées sur l'est du Congo (un territoire miné par la guerre entre l'armée congolaise et des rebelles connues sous le nom de M23, supportées par le Rwanda selon un rapport des experts onusiens.) Des pluies déversées sur le Rwanda lui aussi, ont fait en l'espace de quelques jours, des centaines de victimes dans les deux pays.


Au Sahel la sécheresse bat des records d'année en année, pareil constat est fait aussi dans certaines parties du Nigeria. Ce qui aboutit à des conflits majeurs, faisant régulièrement des centaines de morts entre des éleveurs nomades appelés Peuls, qui sont à la recherche de terre nourricière pour leur animaux, et des agriculteurs qui les voient comme des envahisseurs par devant lesquels, il faut afficher leurs armes, et combattre à tout prix. 

Et ça finit toujours dans un bain de sang.


L'Arctique est l'endroit où le changement climatique est le plus visible, des masses de glacier fondent à une vitesse folle, faisant courir de plus en plus de risques d'inondation sur les principales îles du monde.


Mais par-dessus tous ces éléments, l'une des régions les plus vulnérables face au changement climatique reste la région des Caraïbes, pour bien des raisons. D'abord la pauvreté qui sévit dans cette région, et aussi le fait que le bassin caribéen est un passage obligatoire pour des cyclones, ouragans dévastateurs depuis Toujours. 


Chaque année, on en dénombre des dizaines qui passent par là, pour finir le plus souvent en petites tempêtes tropicales en Amérique du Nord.


Là où ces ouragans atteignent leur pic dévastateur, c'est principalement dans les Caraïbes.



Haïti face au changement climatique.


Haïti fait partie des petits pollueurs qui ne font que subir le dérèglement climatique.

(Injustice régnant au sein la communauté internationale sur la question oblige, car plus grands pollueurs sont synonymes de plus armée aussi, plus puissants, possédant plus d'armes nucléaires donc à qui on n'a nullement le droit de demander des comptes sans le risque de sérieuses représailles…) avec une couverture forestière quasi-nulle, (on parle de moins de 2%), avec le déboisement qui s'accentue d'année en année (le déboisement est étroitement lié à la misère en croissance, qui sévit dans les zones rurales du pays),  avec ce nombre impressionnant de rivières majeures non canalisées, non curées à proximité de ses principales villes…, Haïti est aussi complice de son malheur, et le pays est vraiment mal parti pour pouvoir affronter efficacement les effets dévastateurs du changement climatique. 



Ce lundi 6 juin 2023 a été la journée mondiale dédiée à l'environnement, célébrée partout sur la planète, alors qu'en Haïti, cette journée a été marquée par un tragique bilan faisant mention des centaines de victimes, dont des dizaines de morts recensés après le passage d'une petite tempête tropicale accompagnée de deux jours de pluie.


Celà démontre clairement à quelle point que le pays est vulnérable par devant ces phénomènes pour le moins naturels, dont nous autres (haïtiens) donnons l'air de ne pas être assez conscients de la gravité.


Un week-end de pluie a fini par aboutir en une véritable catastrophe, causant des inondations un peu partout sur toute l'étendue du territoire.


Là où dans certains pays avec des dirigeants plus ou moins responsables dans la zone, ça n'aurait pas laissé trop de séquelles sur leurs territoires.


Car si les dirigeants dans la zone aménagent leur territoire en fonction de l'arrivée potentielle des cyclones pouvant les atteindre pendant la période dite cyclonique de l'année ( allant du mois de juin au mois de novembre).


Par ici, on continue à déléguer nos sorts aux mains du bon Dieu pour nous épargner face à ces phénomènes.


Au contraire, ces événements dûs au changement climatique sont pour le moins des occasions pour nos politiciens véreux de se faire encore plus de friques sur le dos des potentielles victimes.


D'où notre question, à quand la prise de conscience collective face au danger imminent du phénomène de changement climatique, et à quand des changements significatifs à la tête de l'État pour qu'il y ait de réels changements dans ce domaine-là et dans tous les domaines qui concernent la vie des haïtiens?



Auteur: Moïse François


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