« L'influence d'un livre ne dure guère plus longtemps que sa lecture »
De Pierre Baillargeon / Commerce
Choisir un livre à lire est un acte fort difficile. Il dépend de plusieurs facteurs, tels que les goûts du lecteur, sa disposition d’esprit, son humeur, ses expériences, etc. Ce qui justifie le fait qu’il existe diverses catégories de livres. Dans la rubrique « Coin Lecture de JEUNES INFLUENCEURS » d’aujourd’hui, nous allons aborder la catégorie Développement personnel.
Tout comme les autres catégories de livres, cette catégorie suscite également de vives discussions concernant son utilité, le niveau de plaisir qu’elle procure mais surtout la frustration qu’elle engendre à certains moments. C’est pourquoi nous avons trouvé judicieux de mettre en face deux invités ayant des perceptions divergentes de cette catégorie de livres.
Commençons par celle de Richardson JEAN LOUIS :
« Le développement personnel , c'est l'une des disciplines que j'ai connue très jeune , à travers une personne qui m'a beaucoup inspiré et qui aujourd'hui reste en fait le pilier fondamental de ma vie.
J'aime beaucoup le développement personnel parce que ça m'a beaucoup changé, autant sur le plan personnel que sur le plan professionnel. Ça me permet également d'entretenir des relations plus ou moins saines, ça me permet également de sortir de ma zone de confort, chose qui était difficile au début.
En lisant des livres comme Rendez-vous au sommet de Zig Ziglar ,Vivre et Réussir de Felix Cortes, Comment se faire des amis de Dale Carnegie, Devenir une personne d'influence de John Max Well, pour ne citer que cela…Cela fait que renforcer mon estime de soi , ma confiance en moi surtout dans la réalisation de mes rêves et de reconnaître ma valeur sur les différents aspects . Parce que le but même du développement personnel c'est de donner la possibilité aux gens de donner une meilleure version d’eux-mêmes.
Si on ne sait pas où l'on va on risque de trouver ailleurs. »
La perception de Richardson illustre bien l’idée que l’on se fait de cette catégorie de livres, d’une manière générale. En effet, dès qu’on se plonge dans ce genre de lectures, on s’attend à des résultats positifs. On espère un développement holistique. Cependant, s’il existe autant de livres aussi transformateurs, qu’est-ce qui explique le fait qu’il y ait autant d’échecs ? Cela signifierait-il que ces gens n’ont jamais eu la chance de tomber sur cette catégorie de livres ou du moins que l’on se fait souvent une idée erronée de ses impacts ?
Avant d’aller plus loin, jetons d’abord un œil sur le point de vue de Gabriel Steevenson ETIENNE :
« Je ne les apprécie guère. Je ne sais si cela tient à mon état d'esprit actuel, mais ils peuvent parfois se révéler extrêmement agaçants. Ils vous donnent l'impression que vous êtes l'obstacle, que si vous le désirez, vous pouvez changer une multitude de choses en vous (bien que cela contienne une part de vérité), mais la manière dont ils simplifient les choses ne reflète pas la réalité pour tout le monde, ni en toutes circonstances… »
Ici, nous pouvons souligner le côté irréaliste et inadapté à toutes les catégories de personnes, de cultures, de ce genre de livres. Il donne souvent l’impression qu’on peut produire une mer avec une goutte d’eau. Ce qui contribue beaucoup plus à frustrer le lecteur qui se trouve dans l’incapacité de produire un tel exploit, non seulement en un temps record mais aussi par sa seule force de caractère.
Il est vrai qu’un esprit positif est davantage favorable à la créativité, à de grandes réalisations, mais une quantité de facteurs internes et externes subsistent. À savoir l’équilibre psychologique, les ressources disponibles, la classe sociale, la réalité sociopolitique et économique du pays dans lequel on évolue.
Tout bien considéré, les livres de la catégorie Développement personnel sont souvent les plus recommandés pour appréhender les questions d’estime de soi, de bien-être, de confiance en soi, d’intelligence émotionnelle, etc. Cela voudrait-il dire que les autres catégories de livres ne sont pas habilitées à produire les mêmes impacts ? Que la lecture de ces livres garantit le développement holistique ? Cette dernière reste à déterminer quand on prend en compte nombre de facteurs internes et externes.
Place à vous maintenant, chers lecteurs… Qu’en pensez-vous ?
Auteure : Beth-Sarah NICOLAS

1 Commentaires
C'est très bien de faire cette remarque sur la diversité des livres.
RépondreSupprimerPersonnellement, je suis accro avec les livres du développement personnel, je retiens quelques de neuf à chaque lecture ,ce qui m'attire le plus ,il y a pas de pression quand on lit un livre basant sur le développement personnel c'est à dire on est pas obligé de lire le livre au commencement pour la terminer à la suite de chaque chapitre mais on peut lire n'importe où,il suffit de choisir le chapitre intéressant.