On dit souvent que les psychopathes naissent la plupart des fois par un traumatisme dans le passé mais plus précisément au cours de leur enfance. On a tous un moment dans notre passé, qu’il soit bon ou mauvais que nous restions figés là dedans sans grand moyen de s’en sortir mais, on va surtout se concentrer sur l’aspect qui nuit souvent à notre bien-être : L’aspect négatif de la chose.
« Notre passé a une importance capitale, et il est inévitable que ce qui nous a déjà affecté profondément continue à le faire pendant toute notre vie »
Combien d’entre vous ont pris cette phrase comme prétexte pour ne pas faire d’effort ?
Je dirai tout le monde, moi, y compris.On prétend qu’une étape ou qu’un épisode de notre passé hante notre futur et à force de le penser, cela devient un mythe qu’on a déjà ancré dans notre tête et tôt ou tard cette onde négative qu’on projette dans la nature reviendra nous frapper en plein visage comme une douche froide.
Le fait que tous mes amis m’ont trahis ne veut pas dire que je ne dois pas me donner la chance d’avoir des amis, essayons de voir le bon côté des choses, si nous nous disions que ce n’était pas les bons, ou je me donne trop à fond ? Si nous nous disions, au moins je sais ce que cela fait d’être trahi, j’aurai moins mal ?
Ou tout simplement prendre le risque parce que je crois que c’est cela qui rend la vie plus excitante, aimer tout en sachant qu’on peut ne pas être aimé en retour, rendre service tout en sachant qu’on peut nous renvoyer l’ingratitude, se donner à fond tout en sachant qu’on peut ne pas nous renvoyer l’ascenseur ; vous direz peut être : « En quoi cela est-il excitant ? »
Savoir que quelque part, il y aura au moins une
personne comme vous qui vous fera du bien ? Qui vous fera découvrir toutes les limites que vous avez pensées mettre par les barrières émotionnelles ?Qui vous donnera l’opportunité de vivre et de sourire en vous demandant:« Où diable était-elle tout ce temps?».
Ça, c’est palpitant mais imaginer un instant, que vous restiez fermé à huit clos prétextant qu’en amitié la chance ne vous souriait pas et sans le vouloir vous gâchez votre propre bonheur, non pas que je vous dis que votre bonheur est entre les mains d’une tierce personne mais il y a aucun mal à se faire aider et il arrive que, souvent, au moment où on si attend le moins, une aide surgit de nulle part et nous change à jamais.
Notre enfance, le moment où l’on vit, où l’on tâte, où l’on tente, où l’on rêve, où on croit que les princesse vivent une vie de rêve et que les chevaliers combattent les dragons, le moment où tout se construit.Il arrive que notre enfance ne soit pas si magique que ça, que nous étions des cendrillons sans notre marraine la bonne fée, ou des petits poucets sans miette de pain et qu’on fasse partie des rares personnes qui ont un caractère fort, forgé par la douleur.
Il y en a qui ont perdu un ou deux parents, ceux qui n’ont connu aucun et ceux que l’un d’entre eux ou les deux ont abandonné leur responsabilité parentale d’une quelconque manière. Dans tous les cas c’est douloureux. Il y a aussi ceux qui vivent avec les deux mais qu’on ne peut pas dire que c’est la joie.
Mais, chacun survit ou pas d’une manière ou d’une autre à un traumatisme, il y a ceux qui deviennent des gens extraordinaires aidant les autres en surmontant avec eux leurs problèmes, en les faisant rire quand ça va mal mais au fond d’eux qui ne font jamais ressortir leur douleur à eux ; il y a ceux qui deviennent des gens méchants laissant exploser leur rage et en faisant payer tout le monde leur mal en étant parfois arrogant et avec une sorte de forte estime de soi souvent fausse et qui étouffe les autres et il y a d’autres qui se débrouillent tant bien que mal allant de dépression en dépression.
Pourtant, parmi tous ces cas de figures, il y en a qui combatte leur démon et essaye chaque jours de devenir la meilleure version d’eux peu importe s’il aide les autres et cache leur mal, peu importe si leur rage explose de temps en temps et peu importe leur niveau de dépression, au moins ils essayent de devenir meilleur. Mais, on le sait tous, on ne demeure pas moins indiffèrent et intact face à tout ce mélodrame, et souvent, on a du mal à avancer sans créer notre barrière de protection.
Eben, prenons le cas que vous avez été dans votre enfance un être solitaire, votre entourage vous empêchait de respirer parfois par le fait qu’il vous donnait de nombreuse étiquettes et vous avez fini par arrêter de vous aimer. Et en grandissant votre estime à diminuer d’une manière si rapide que vous avez l’impression que vous ne servez à rien, soit parce que vos parents vous le disaient ou vous faisaient ressentir cela.
Du coup, même si vous avez de la potentialité à réaliser de grande chose, vous penserez toujours que vous n’êtes pas à la hauteur, les gens croiront en vous mais ce ne sera pas suffisant et au fil du temps se lasseront par votre manque d’estime à votre égard parce que vous pensez que tout le monde va vous coller une étiquette sur le dos et que ce sera difficile de faire confiance parce que vous penserez aussi qu’aucune de ces personnes n’est sincère.
Avouez donc que le fait que vous restez figé dans votre passé vous empêche d’avancer, ce n’est pas le passé qui vous hante, c’est plutôt l’inverse, à force de dire et de penser qu’à cause de ce qui c’était passé que vous resterez à jamais ainsi vous fait plus de mal que votre passé parce qu’à force d’y penser vous avez fait de cela une réalité dans laquelle il vous est difficile d’en sortir. Il est temps de cesser de croire à cette bêtise, oui le fait que vos parents vous ont abandonné ne veut pas dire que vous êtes mauvaise et que toute votre vie les gens vont vous abandonner, vous avez le droit d’être heureux et vous avez le devoir et l’obligation de vous donner cette chance, de reprendre gout à la vie, d’essayer, de prendre des risques, de vous laisser palpiter.
Commencez par vous aimer, par vous regarder dans le miroir et à aimer cet image que vous renvoie le miroir en vous disant : « Que vais-je faire pour me rendre meilleur ? Je mérite d’être heureux (se). »
Apprenez à lâcher prise un peu, laissez les gens vous approcher, exprimez-vous, souriez et prenez gout à la vie. Il y a tellement de chose à vivre, tellement de chose à ressentir que se refermer dans une cage du passé vous empêchera de vivre.
Apprenez à aimer la vie, à aimer votre vie. Travaillez sur vous-même chaque jour et c’est par ces actes répétés que vous parviendrez à vous changer et à devenir ce que vous vous avez toujours voulu et non pas ce que votre passé vous impose.
Je conclus avec ce passage qui m’a marqué dans un livre et j’espère que cela vous aidera aussi :
« Quand vous venez au monde, on vous remet le livre de votre vie. Le nombre de pages en est déjà déterminé mais ces pages sont blanches et il vous revient de les écrire. Vous n’avez pas à suivre un plan défini par un autre, ni découvrir à chaque page ce qu’il y aurait déjà écrit. Quand vous étiez un enfant, vos parents et la société ont écrit à votre place les premiers chapitres et il se peut bien que vous ne les aimiez pas beaucoup. Mais rien ne vous force à continuer d’écrire votre vie comme ils ont commencé à le faire. Tournez donc la page et aujourd’hui, prenez la plume en main, et commencez à écrire vous-même votre propre histoire. Après tout, vous ne vivez qu’une seule fois. »
Auteure:Stacy L. Jean
Écrivaine

0 Commentaires