De cette grandeur d’âme, qui fait de certains, des êtres hors du commun et à titre d’exemple Greta Tintin Eleonora Ernman Thunberg, cette suédoise de 19 ans.
Greta fait partie de ces personnalités qui fascinent, étonnent et inspirent. Connue à travers le monde depuis 2018 pour son initiative de grève scolaire pour le climat, l’activiste écologiste se donne pour mission d’être la voix de sa génération qu’elle considère comme la première victime des affres du réchauffement climatique.
La jeune Greta Thunberg commence dès l’âge de 9 ans à s’intéresser aux questions climatiques. Après avoir été diagnostiquée du syndrome d’Asperger à 11 ans , qui pour elle est une sorte de super pouvoir, elle commence à prendre des décisions définitives dans le cadre de son intérêt pour le climat. Devenue végane, elle n’eut aucun mal à influencer ses parents, qui la soutiennent même dans sa résolution de ne plus prendre l’avion. Greta ne tarda pas alors, à comprendre sa force de persuasion et elle convient d’en profiter pour rallier un grand nombre à sa noble cause.
Au cours de l’été de ses 15 ans, devant le parlement suédois, l’adolescente fustige les autorités concernées de son pays, réputé pour être un grand pollueur, leur reprochant leur impassibilité face à l’urgence du réchauffement climatique. Elle exhorte ce dernier à mettre en application l’accord de Paris et à réduire ses émissions de CO2. Le tout début d’une aventure qui pousse la jeune fille au-devant de la scène politique et médiatique internationale. S’ensuit alors les « Fridays for future » ou la jeune Greta sèche les cours du vendredi en faveur des manifestations pour la protection du climat.
Ce mouvement en a inspiré des milliers d’autres à travers plus de 278 villes en Europe et en Asie.
Si Greta Thunberg est adulée et admirée par certains, elle fait aussi l’objet de nombreuses critiques acerbes tant de la part de simples citoyens que de politiciens. Les détracteurs reprochent à l’adolescente sa virulence qu’ils voient plutôt comme de l’insolence ou des conséquences de sa maladie. En effet, ses discours sont toujours teintés de colères de reproches non voilés qu’elle lance avec une force verbale déstabilisante.
Greta affirme vouloir se démarquer de ses comparses écologistes qu’elle estime être trop pacifistes. Quand en 2019, elle prend la parole au Siège de l’Organisation des Nations Unies, elle ne mâche pas ses mots. Elle accuse ouvertement les politiciens d’être responsables de la dégradation du climat et de délibérément refuser d’apporter les solutions adéquates qui sont pourtant toutes tangibles et réalisables à l’heure actuelle.
Son fameux « How dare you » fit l’effet d’une bombe et repris … par les médias. Cette année-là, prise comme une année sabbatique par la jeune Greta fut consacrée aux nombreuses rencontres et conférences auxquelles elle participa à travers le monde. Elle reçut d’ailleurs une foule de distinctions, notamment le Right Livelihood Award. Elle fut également parmi les 100 femmes les plus influentes de l’année 2019.
Greta Thunberg défend ses convictions avec une passion agressive, une véhémence qui abasourdit nos sociétés gérontocrates.
C’est à chaque fois un discours nourri et profond qu’elle sert à ses interlocuteurs ébahis. Des discours qui surprennent, choquent et bouleversent, Bien qu’elle soit moins présente sur la scène médiatique, la jeune militante affirme ne pas avoir abandonné son combat. On la retrouve récemment, soutenant la candidature du président américain Joe Biden et manifestant devant l’ambassade russe à Stockholm contre l’invasion de l’Ukraine.
Auteure: Lewinskie Laveaux

0 Commentaires