À 18 ans, Emmy Lusila fonde un orphelinat

 « Une jeunesse considérée comme l’avenir de son pays est une jeunesse préparée ». Emmy Lusila ne se contente pas d’avoir une opinion, elle agit. 

Comme toutes les villes pauvres du monde, les rues de Kinshasa, en République Démocratique du Congo (RDC), abritent des milliers d’enfants. Des laisser pour compte qui ; entre la faim, le viol, la marginalisation, les violences physique et la criminalité, font face aux formes les plus abjectes de la misère dès leur plus jeune âge. C’est Prévu Emmy Lusila, s’est donnée la mission de porter les voix de ses enfants à travers le monde entier et de se battre pour le respect de leurs droits.

 

De simple routine à véritable passion

Elle est encore une enfant quand elle participe avec ses parents aux visites organisées par sa paroisse (des centres d’accueils, des prisons, des hôpitaux ect). Elle revient à chaque fois bouleversée et attristée par l’ambiance de délabrement et de privations des lieux. Inspirée par ces petites expériences, elle prend de son propre chef, vers l’âge de 15 ans, l’initiative de venir en aide aux enfants sans abri de son quartier en leur apportant de la nourriture. Elle mobilise ainsi des camarades et des amies puis fonde son association, Les voix de l’espoir, qui aujourd’hui compte 85 membres.

Très vite, elle comprend qu’elle veut offrir plus à ces enfants, trouvant injuste qu’ils ne puissent pas comme elle avoir la chance d’être entourés d’une famille et de s’épanouir dans la vie. Avec l’aide de certains proches ; elle crée, dès l’atteinte de sa majorité en 2018, l’orphelinat « La maison des anges ». C’est une initiative qui lui a couté beaucoup d’efforts, notamment pour rallier des gens à sa cause ; Il y en avait ceux qui ne croyait pas trop à la réalisation du projet ou ceux qui tout simplement ne voulaient pas avoir affaire avec les enfants des rues. Mais Emmy Lusila a tenu bon et défendu sa lutte avec dévotion. Elle explique d’ailleurs être contre l’appellation « enfants des rues », préférant plutôt les termes : « les enfants dans les rues ». La rue ne fait pas d’enfants, conteste-t-elle, ce sont plutôt des hommes et des femmes qui les abandonnent après les avoir mis au monde.


D’abord une question de cœur

Aujourd’hui Lusila a 23 ans et se spécialise en magistrature des enfants après des études de droits. Son rêve c’est de voir plein d’autres maisons des anges à travers le monde entier pour accueillir ces enfants et leur apporter tout l’amour et l’accompagnement auquel ils ont droit. Elle n’a pas voulu attendre l’Etat, de briguer un poste au gouvernement ou d’avoir beaucoup d’argent pour venir en aide aux autres. Elle y a juste mis le cœur et une volonté sans bornes. Et comme Lusila, nous en tant que jeunes, sommes tous en mesure de servir notre société en faisant l’effort d’accomplir tout ce que notre cœur nous souffle être juste.

Auteur : Lewinskie Laveaux 

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