Dans le secteur du transport en Haïti, chaque augmentation du prix du carburant entraîne une augmentation du coût de la vie ainsi que des conflits entre les acteurs du secteur public principalement ; c'est la routine.
En prenant comme repère les 6 et 7 juillet 2018, ces journées ont donné naissance à de nouvelles formes de revendications visant à exiger de l'Etat le non ajustement à la hausse du prix du carburant.
Durant cette période, le gouvernement d'alors était revenu sur la décision qui, à long terme, va avoir de graves conséquences sur l'économie haïtienne.
Paradoxalement, sous le règne d'Ariel, on a pu assister au phénomène des gallons jaunes. Ce phénomène traduit la vente de carburant à un prix élevé en dehors de tout cadre formel, au su et au vu de l'État.
C'est l'anarchie totale, le règne du désordre, l'irresponsabilité de l'Etat va tellement en ce sens que la question de son intervention comme régulateur ne se pose presque plus.
Ainsi, les chauffeurs fixent selon leur gré le prix du transport, sous l'influence des managers qui sont rémunérés au prorata du nombre de passagers de la voiture. Donc, les plus grandes victimes sont les passagers.
Les passagers s'érigent bien des fois en de véritables révolutionnaires soit contre l'Etat par le biais des manifestations, soit contre les chauffeurs.
Pour combien de temps et quel résultat ? S'il en manque aux passagers pour faire valoir comme ça leur droit à l'Etat, il leur manque la volonté de rétablir l'ordre dans l'économie, en général, et dans le secteur du transport particulièrement.
Un conflit est imminent et les revendications des passagers ne pourront rien contre la hausse du coût du transport comme d'habitude. En attendant que le pays soit administré, dirigé et contrôlé, ces conflits auront toujours lieu et les véritables perdants ne seront que les passagers.
En effet le coût du transport allant de Bon Repos à carrefour Aéroport est passé de 10 gourdes en 2011 à 100 gourdes provisoirement en 2023, alors que le dernier prix fixé par l'Etat a été de 55 gourdes.
Auteur: Frandley Casseus

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