L’extrême urgence, ses impacts Socio-Economique en Haïti

 Résumé

L’article s'intitule ‘’L’extrême urgence, ses impacts Socio-Economique.’’ Il est tiré de la revue ‘’ Haïti Aperçu des Besoins Humanitaires 2020.’’ L’article est adressé au large public et est écrit sur un ton mixte. Il est consacré à la perception de la crise du pays sur le plan politique, social, économique. L’auteur évoque des faits en commentant les données d’un sondage qui concerne les besoins humanitaires. Dans cet articlenous étudions « les impacts socio-économiques de la crise qui a entrainé l’extrême urgence » cet article se comporte comme un marqueur de subjectivité et à ce titre, il marque une prise de position du locuteur par rapport à des faits sociaux. Elle exprime une dépréciation, une dénonciation, une préoccupation, une contrainte, un doute, ou une sorte de réserve sur des faits. Il est matière que la valeur dépend des implicites et des énonces qui la précèdent.

 

Lextrême urgence, ses impacts Socio-Economique

 

Sterling Robert professeur à l’Université d’Etat d’Haïti, plus précisément à la faculté de l’INAGHEI, avait pour habitude de dire et je cite : “La politique est la connaissance à haute échelle, tous ceux qui étudient dans d'autres domaines sont appelés à devenir esclaves de la politique.”Car une mauvaise gestion de la politique aura des impacts sur les différents secteurs d’activités et laissera nul secteur indifférent. Depuis plus d’undécennie, le pays fait face à différents troubles politiques et qui deviennent de plus en plus grave au jour le jour.


Suite à l’assassinat du président Jovenel Moise dans la nuit du 6 et 7 juillet 2021 marque le point culminant du trouble politique qui va booster par la suite l’insécurité et la cruauté dont personne n’est exempt. Depuis lors, nous assistons au règne des gangs armés. Ces derniers kidnappent, tuent, rançonnent, délogent et font fuir un fort taux de personnes dans presque toute l’aire de la région métropolitaine parmi lesquelles on retrouve toutes sortes telles que des investisseurs, des enseignants, des étudiants, des touristes, etc. Ce genre de pratique mis l’économie du pays à genoux, depuis cette date plus rien ne fonctionne normalement, le taux d’inflation ne fait que croître et la vie devient de plus en plus précaire. Face à cet entre fait, certaines personnes se retrouvent dans l’obligation de changer leur moyen de survie et à renforcer certaines activités.


L’Etat s’abstient de sa volonté pendant que la population est livrée seule à faire face aux différents aspects de l’insécurité.Près de la moitié de la population, une estimation d’environ 4.7 millions d’haïtiens sont confrontés à une famine aiguë selon une publication faite par l’ONU. C’est ici que la fameuse citation de ‘’François Villon’’ dans son testament fait surface : « La famine chasse le loup hors du bois ».  Le fait d’être réduit à user des moyens de vivre contraires à ses goûts ou son caractère.


Le mystère est d’expliquer la condition et la capacité de l’homme à survivre. Et même s’il est difficile de se prononcersur les besoins fondamentaux de l’homme, ils sont suffisamment apparents pour qu’il ne soit pas nécessaire de s’y appesantir : se nourrir, se vêtir, se loger et se soigner font partie des nécessités élémentaires ou primaires. Un conditionnement biologique qui le met dans une étroite situation de dépendance envers la natureun conditionnement qui le rend tributaire des autres hommes s’il veut trouver ce qui lui est nécessaire. Bergson affirme que par ailleurs la plupart des sociétés développées sont sorties de l’économie de subsistance et donc d’un niveau économique qui fait du travail une nécessité.’’ La famine rappelle à l’homme à quel point il est dépendant et combien son existence est précaireet fragile. 


L’homme se situe par sa fonction sociale, par son travail, ce qui le dote d’un certain prestige social qui est une source ou l’injustice demeure. Pour briser les contraintes économiques qui lui sont propres, la nécessité de produire de quoi répondre à ses besoins dont le seul moyen est le travail. Sur ce, les haïtiens sont appelés à faire en sorte que leur premier droit (le droit à la vie) puisse être respecté. Pour cela, chaque personne est sujette àfaire de son mieux car on se retrouve dans une situation d’extrême urgence. 


Dans un pays ou les institutions sont hors service, celles qui font semblant de fonctionner n’arrivent même pas à satisfaire desdemandesoù 70% de la population sont chômeurs. L’économie est en péril car il n’y a presque plus de production, on ne fait qu’importer mais qui n’améliore pas la situation parce que lescitoyens n’ont pas le pouvoir d’achat. Plus de pouvoir d’achat, plus d’acquisition de biens et de services. Les haïtiens sont à nouveau confinés, car le confinement désigne le fait d’être privé de tout même du minimum. Les haïtiens semblent confirmer la fameuse assertion de Thomas Hobbes qui stipule que <<l’homme serait un loup pour l’homme ».


Les faits politiques ont durablement affecté la capacité des personnes les plus vulnérables à satisfaire leurs besoins vitaux à cause de la paralysie quasi-totale du pays. Des besoins vitaux non-satisfaits surgit une crise humanitaire occasionnant une perte quasi-totale d’accès aux services de bases. Ces situations ont des conséquences humanitaires directes sur les populations ayant déjà un accès limité aux services de base dans l’ensemble du pays. Dont certains problèmes liés au bien-être physique et mentale, notamment l’insécurité alimentaire, la malnutrition et le manque d’accès aux services d’urgences pour la santé ainsi que l’eau potable, un mauvais conditionnement de vie. A partir de 2019, le pays a connu les pires moments économiques, la gourde fortement dépréciée, dont nous avons aujourd’hui un taux équivalent à 152 gourdes pour 1$ us. Ce qui ne laisse pas indifférent le taux d’inflation IPC, faible niveau de production qui est du à la pauvreté de produit pétrolier, braquages sur les marchandises, perte post-récolte des produits périssables et l’inaccessibilité des routes dans un contexte de troubles sociaux ont également eu un impact sur toute la vie sociale.


Nous assistons aujourd’hui à la dégradation excessive de la situation socio-politique du pays avec une recrudescence des actes de criminalité, de délinquance, de prostitution, dedétournement de mineurs, ainsi que la violence des gangs pas seulement dans l’aire métropolitaine mais dans toute l’étenduedu pays. Les gangs se développent de jour en jour en recrutant de plus de bras, des enfants ainsi que des adultes. Cette situation fait que beaucoup d’enfants meurent sans même avoir eu la chance de vivre un jour comme des enfants, ceux qui sont mortssur le champ de bataille et ceux qui sont victimes. Des jeunesfilles qui sont devenues mères, il y a également certaines qui sont obligées de se livrer à la prostitution, on retrouve certaines qui sont restées prisonnières des gangs. Vu qu'elles n’ont pas d’autres alternatives, elles se sont résignées car, c’est leur unique moyen de survivre. Beaucoup d’enfants sont robotiser par les bourgeois et politiciens, ils sont pour ces derniers des facteurs de production du banditisme, ils tuent, délogent, enlèvent pour leur patron ce qui rend le pays de plus en plus vulnérable et répulsif.


Le sous-secteur de protection de l’enfant ainsi que les groupes de protection de l’enfant au niveau national et départementalsont hors-services. Ce qui fait que les enfants non-accompagnésou séparés de leurs parents ne sont pas pris en charge et ne reçoivent aucun soutien pour la réunification familiale. Les enfants survivants de l’exploitation et violence n'ayant pas bénéficié de service de prise en charge, cause de l’absence de volonté auprès de personnes ayant reçu des messages clés sur la protection des enfants ; ce qui laisse aux malveillants d’utiliser ces derniers. Ceci conduit à l’effondrement du maintien de l’ordre avec la crise socio-politique actuelle qui permet aux agresseurs de commettre leurs violences en toute impunité.


Une crise, caractérisée par une aggravation des tensions politiques et une forte insécurité alimentaire expose une grande proportion de la population, en majorité les femmes et les filles qui sont victimes sous plusieurs formes. Notamment, la violence sexuelle ayant des effets dévastateurs tels que : blessures, fistules de VIH, etc. Les risques de protection se matérialisent à travers les violations des droits humains, des retours volontaires et forcés des haïtiens des pays voisins, la paralysie des établissements scolaires, l’expansion des hostilités quotidiennes, la destruction de biens privés et d’infrastructures, et la défaillance des systèmes nationaux de réponse incluant la santé, l'appui psychosocial et légal, les supports sociaux et communautaires.


 

Bibliographie et webographie :

• La démocratie moderne les grands théories (Claudine Leleux)
• Haïti Aperçu des Besoins Humanitaires 2020.

Auteur: Rosino Michael


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